Le nouveau congé de proche aidant élargit le cercle des proches


Mais encore faut-il connaître le dispositif et l'utiliser. Jusqu'à présent, un peu plus de 20 % des aidants savaient quels étaient leurs droits en matière de congé, et seuls 2 aidants sur 100 en faisaient la demande. En 2010, Nadine Morano, alors secrétaire d'Etat chargée de la Famille et de la Solidarité, estimait que les congés de soutien familial effectivement pris se limitaient à "quelques dizaines par an".
D'autres questions restent en suspens. La mesure est-elle suffisamment contraignante pour l'employeur ? Et qui sera réellement concerné ? Pour rappel, seuls les aidants de personnes handicapées à 80 % ou plus ou bénéficiaires de l’APA en GIR 1 ou 2 pouvaient prétendre au congé de soutien familial. Les décrets futurs devraient donner des précisions. En attendant, le point sur ce qui change ou pas.
Ce qui change
- Le droit à congé s’ouvre aux aidants non familiaux, du moment qu'ils viennent en aide "de manière régulière et fréquente à titre non professionnel pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne".
- La personne aidée peut résider ailleurs que chez elle ou chez l’aidé, c’est-à-dire en établissement ou chez un tiers.
- Le congé peut être fractionné avec accord de l’employeur, il faut dans ce cas prévenir 48 h à l’avance.
- Le congé peut être pris immédiatement en cas d’urgence.
- Le congé peut se transformer en temps partiel, si l’employeur est d'accord. Dans ce cas, l’aidant ne pourra pas exercer d’activité de complément, sauf s’il est embauché par l’aidé.
Ce qui ne change pas
- Il n’est toujours pas rémunéré
- Il faut au moins deux ans d’ancienneté à son poste
- Le congé dure 3 mois, et est renouvelable jusqu’à un an

Annie de Vivie répond aux questions de Marina Carrère d'Encausse et Benoît Thevenet dans le magazine de la santé (à revoir jusqu'au 13 janvier)
L'article d'allo docteurs sur le droit au répit