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Voyage au pays de Gérousie : une exposition du musée AP-HP à Paris du 19 octobre au 15 juin 2008

Le saviez-vous ?

En 1823, un pensionnaire de Sainte-Périne publie un mémoire sur ce qui va et ne va pas dans l’établissement : « La vérité a été ma boussole ; et j’ai signalé le bien et le mal avec la même franchise ».
En 1848, la ration de vin des administrés de Bicêtre est augmentée de 12cl à 18cl par jour ; en 1876 elle passe à 32cl.
Les modalités de la prise des repas sont différentes selon les catégories d’établissements. Dans les maisons de retraite, les pensionnaires peuvent prendre leurs repas dans leurs chambres ; à l’hospice, les administrés les prennent dans les dortoirs. Ce n’est qu’après 1850 que des réfectoires sont systématiquement créés pour lutter contre « le désordre et l’insalubrité ».

En 1851, à Bicêtre et La Salpêtrière, les administrés peuvent sortir librement le dimanche et avec permission le jeudi.
En 1887, « considérant que l’appellation d’incurables appliquée aux administrés est pénible pour beaucoup d’entre eux », le directeur de l’Assistance Publique est invité à changer le nom d’Hospices des Incurables en Hospice d’Ivry.
La distribution du tabac dans les hospices (dit « tabac d’hospice ou de « cantine » est dès le début du 19ème siècle considérée comme une « mesure de bienfaisance ». Distributions décidées par le ministre des Finances, notes administratives, réclamations des pensionnaires, création de fumoirs … de fréquentes mentions sont consignées dans les Recueil des Arrêtés et Circulaires de l’AP-HP.
En 1889, des pensionnaires de Chardon-Lagache demandent du tabac de cantine. Ils obtiennent alors des bons d’achat, signés par la Direction, dans la limite de 100 g de tabac à fumer et de 50 g de tabac en poudre par personne, pour une période de 10 jours.
En septembre 1892, le journal Le Rappel publie à 3 reprises une enquête menée par un de ses collaborateurs journaliste qui a pu se faire passer pour un vieillard et s’introduire dans l’hospice d’Ivry pour dénoncer notamment la mauvaise qualité de la nourriture.
Le 12 mars 1897, le Conseil Municipal de Paris décide la suppression de la corvée d’épluchage obligatoire dans les hospices et son remplacement par un volontariat rétribué 10 centimes de l’heure.

En 1900, 197 administrés de l’hospice d’Ivry visitent l’Exposition Universelle installée au Champ de Mars.
En 1904, en hiver, à l’hospice Lenoir-Jousseran, un concert est proposé tous les soirs de 19h à 20h30 dans la salle du fumoir.
En 1905, les administrés de l’hospice d’Ivry créent une association : La libre pensée Socialiste des hospitalisés des deux sexes de l’hospice d’Ivry. « Nous voulons semer parmi nous la solidarité, la sympathie de fraternité et de dignité que les hospitalisés se doivent entre eux ».
En 1928, à la suite d’un article paru dans Paris-Soir, « Les morts-vivants de la Salpêtrière », le Directeur reçoit des « dons manuels », « pour distribution de café au lait », « pour donner aux malades de chirurgie », ou « pour donner douceur aux administrées ».
En 1933, à Paul Brousse, le Département accorde à tous les hospitalisés qui en font la demande, un voyage mensuel gratuit, pour se rendre à leur dernier domicile ou à celui d’un parent qu’ils indiquent.
En 1937, le chauffage central est installé à Sainte Périne, y compris dans les chambres des pensionnaires et chaque étage est pourvu d’un poste de puisage d’eau chaude. Une circulaire du 9 février 1938 limite à un maximum de 36 heures la durée hebdomadaire d’emploi des administrés.

En 1952, les Petits Frères des Pauvres organisent le premier séjour de vacances pour des personnes âgées.
En 1962, tous les établissements de l’AP pour personnes âgées doivent être dotés d’uns salle de spectacles et d’un poste de télévision.
En 1965, au cours d’une émission de radio, une auditrice propose de remplacer les mots vieillards ou vieux par les mots gérontin et gérontine.
Le 6 avril 1970, une circulaire du Secrétariat d’Etat à l’action sociale prohibe « le port de tout vêtement uniforme pour l’ensemble de personnes âgées ». La fourniture d’un trousseau faisait partie au 19ème siècle des modalités de l’assistance pour une population qui n’avait alors pas les moyens suffisants pour se vêtir.
Le Dictionnaire des personnes âgées, de la retraite et du vieillissement paraît en 1984. Le mot âgisme y figure, repris en 1989 par le Petit Larousse illustré puis par le Dictionnaire Larousse Universel.
En 1987, l’Assistance Publique lance un « appel à idées » pour réinventer l’architecture du « grand âge » : 260 projets d’architectes sont rendus.


AP-HP/FG
mis à jour le 19/05/2008

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Lire le reste de l'article:

1) Le grand âge en institution depuis 200 ans
2) La Gérousie ? Un pays ? Un voyage ?
3) De la politique d'assistance à la population âgée indigente à la séparation du sanitaire et du social
4) De la gérocomie à la gériatrie
5) Le droit à la retraite : un peu d'histoire
6) Du secours aux vieillards à la reconnaissance de la gériatrie : rétrospective
7) L'accompagnement et le soin des personnes âgées à l'AP-HP aujourd'hui


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