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La mission commune d'information du Sénat sur la prise en charge de la dépendance et la création du cinquième risque mise en place en décembre 2007 a rendu son rapport d'étape le 8 juillet. Philippe Marini, Président de la mission et son rapporteur, Alain Vasselle, sénateurs (UMP), ont présenté les principales préconisations : un effort plus équitable en direction des bénéficiaires de l'APA à domicile, un reste à charge maîtrisé et une dépense plus efficace en établissement, une articulation à définir entre "socle solidaire" et financement assurantiel.
Sur ce sujet "très lourd de signification" dont le projet de loi est prévu début 2009, les deux sénateurs précisent que les six mois de travail restant permettront de pousser et affiner les analyses de ce rapport qui "n'est pas de l'eau tiède".
L'approche est nuancée entre solidarité et assurantiel, entre collectif et privée. Les dépenses seront partagées à 50/50 entre l'etat et les départements.
La dépense publique consacrée à la prise en charge des personnes dépendantes devrait passer de 1 point de PIB aujourd'hui à 1,5 en 2025, ce qui représente une augmentation de 50 %.
Relever les plafonds des plans d'aide pour les personnes isolées et les patients atteints de maladies neurodégénératives doit permettre un effort plus équitable en direction des bénéficiaires de l'APA dans la durée. La grille Aggir devra être améliorée afin d'être uniformisée sur l'ensemble du territoire.
Les sénateurs préconisent un système de gage sur le patrimoine, d’un montant maximum de 20.000 euros sur la fraction d'un patrimoine dépassant un seuil de 150 ou 200 000 euros , pour bénéficier d’une allocation personnalisée d’autonomie (APA) à taux plein. Refuser ce système de "gage" reviendra alors à ne toucher qu'une APA partielle.
Les explications de Philippe Marini
Sommaire du rapport avec accès aux articles
FG
mis à jour le 21/07/2008
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