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Maltraitance : 6 888 appels pour le 3977 en un mois

Des résulats en évolution

Depuis le lancement jusqu’au 2 mars, le 3977 a recu 6 888 appels dont 5 514 pendant les horaires d’ouverture.

Dans les 24 heures suivant le lancement officiel, le 3977 a reçu 477 appels, soit plus qu’en un mois pour le numéro régional Ile de France Solidarité vieillesse. La campagne de communication organisée par le cabinet de Valérie Letard a été orientée dans un premier temps vers les medias généralistes ce qui explique que 90% des appels proviennent de particuliers. Parmi ceux-ci, 31% émanent directement des personnes vulnérables. Une deuxième campagne de communication, orientée vers les professionnels est prévue prochainement.

894 dossiers ont été crées. Pour 48 % d’entre eux, la maltraitance exige un suivi de proximité. 21% concernent le champ du handicap.Les dossiers qui ne traitent pas directement d’un cas de maltraitance concernent principalement des demandes d’information ou des témoignages.

En provenance des personnes handicapées, les appels qui ne traitent pas de maltraitance abordent les difficultés de la vie quotidienne.
Les appelants confient une fatigue et un sentiment d'impuissance très forts face à ces problèmes du quotidien qui compliquent encore leur vie.
Lorsqu'il s'agit de maltraitance, les cas évoqués sont :

- Les maltraitances psychologiques et physiques (humiliations, insultes, non respect du handicap, bousculades….)

- Les maltraitances financieres

En provenance des personnes âgées, les appels n'abordant pas de véritables maltraitances traitent de :
- La précarite : insuffisance des retraites, difficultes à financer les aides nécessaires.
- Les conflits ou problèmes de voisinage.
Lorsqu'il s'agit de maltraitance,
elle est essentiellement au sein de la famille et prend la forme de maltraitance psychologique, physique ou financière.Les appels qui concernent les maltraitances en institution (pour personnes âgées ou adultes handicapés sont faits),  confirment toutes les statistiques : ces appels se font à posteriori (apres la sortie de l'etablissement ou le décés) ou de manière anonyme par crainte de represailles.

Fait nouveau par rapport aux statistiques de Solidarité Vieillesse, les maltraitances physiques au sein de la famille étaient plutôt des passages à l’acte des fils de la victime, souvent associés a une problématique addictive. Aujourd’hui, le 3977 enregistre des plaintes concernant les comportements des filles, sans problèmes addictifs apparemment.

 

Si cette tendance se confirme, elle pourrait illustrer l'urgence à trouver un moyen d'aider les aidants familiaux : les filles étant plus souvent dans une relation d'aide vis a vis d'un parent, elles sont aussi plus à même de s'épuiser jusqu'avoir des gestes maltraitants.

 

Le 3977 reçoit plus d'appels pour des situations très lourdes ou pour des sujets périphériques, sans lien direct avec la maltraitance.

L'AFBAH (association qui gère les appels) estime que les situations remontées peuvent être "tres graves", plus complexes ou plus violentes que celles qui étaient entendues au niveau regional.
Les membres de l'entourage semblent parler, avec plus de facilite, de leurs difficultes, de leur douleur, de leur épuisement. 


AdV
mis à jour le 02/04/2008

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