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Maladie d'Alzheimer
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Selon une étude menée par Danone dans ses laboratoires américains et présentée au congrès scientifique international (Chicago) consacré à la maladie d'Alzheimer la boisson "Souvenaid" pourrait ralentir la progression de la maladie. Ce produit qui pourrait être commercialisé en 2010, indique "le Parisien" du 13 août, est déjà surveillé de près par les autorités de contrôle. "Une boisson anti-Alzheimer n'est pas concevable signale d'ores et déjà la Direction de la consommation et de la répression des fraudes - -DGCCRF.
L'expérience menée par le Pr. Shetens de l'"L'Azheimer Center d'Amsterdam" sur 212 malades légers a révélé que le groupe de personnes buvant quotidiennement un verre de "Souvenaid présentait, quelques semaines plus tard, de meilleurs résultats cognitifs que le groupe de personnes malades n'en ayant pas ingéré.
Selon le chercheur cet "alicament" favoriserait la reconstitution des synapses et réduirait la production de protéïnes amyloïdes, à l'origine des pertes de mémoire. Combinant uridines monophosphate, cholines, phospholipides, vitamine B, omégas 3 et antioxydants, connus pour intervenir dans la fabrication et le bon fonctionnement des neurones le breuvage pourrait, selon le Pr. Shentens "être un outil efficace contre la maladie d'Alzheimer".
"Il s'agira d'un aliment plus que d'un médicament, sans rapport avec une spécialité laitière" indique Stéphanie Rismont, porte parole de Danone qui entend commercialiser ce produit en 2010.
"La réglementation européenne sur les produits alimentaires interdit toute publicité liée à la prévention ou à la guérison d'une maladie" prévient Sylvie Garnier porte-parole de la Direction de la consommation et d ela répression des fraudes. En revanche, précise t-elle rien n'interdira au groupe Danone de vendre un elixir "bon pour le cerveau". A charge pour Danone de démontrer la pertinence des études qui lui permettront de faire cette publicité.
Un expert de L'Agence française de sécurité sanitaire -AFSSAPS- indique que "pour que cette boisson soit jugée efficace il faudrait plus qu'une étude de 12 semaines sur 200 personnes". L'organisme déplore l'actuelle réglementation européenne qui n'aide pas à voir clair dans les "alicaments" qu'elle qualifie de "pure invention marketing sans existence légale. Pour l'expert, un un produit est soit un médicament et il nécessite une autorisation de mise sur le marché soit c'est un aliment et dans ce cas, il ne peut "prétendre guérir".
FG - Source "Le Parisien" 13/8/08
mis à jour le 18/08/2008
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